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Aigues Mortes

Les Alentours

Aigues Mortes
(5mn depuis le Mas du Figuier):

  • L'Histoire:


L'origine d'Aigues-Mortes se perd dans la nuit des temps. Les hommes pêchaient, ramassaient le sel, domptaient les caprices de la nature sauvage d'un climat paludéen bien avant que les desseins et les gestes de Louis IX vinssent auréoler au XIIIème siècle, l'histoire de ces lieux.
Dès lors, Aigues-Mortes, masse rude campée dans l'immensité ne cessera d'évoluer, de surprendre, traversant inexorablement les guerres, les conflits, les ères de paix et de misère. Ses tours et ses remparts seront marqués par l'empreinte du temps, hantés par le mystère de leur résistance.

Aujourd'hui, Aigues-Mortes, conserve ses traditions taurines. Haut lieu de la gastronomie camarguaise, elle se tourne vers la Méditerranée et allie le secret du passé au charme du futur.


Pour plus de renseignements:
Office du Tourisme d'Aigues Mortes

  • Les Remparts:


L’enceinte, envisagée dès 1266, n’est pas entreprise avant 1272 et n’est qu’à demi construite en 1285. D’après un rapport commandé par le roi au sénéchal de Beaucaire (1289) on se rend compte que les travaux sont conduits avec lenteur, pour des raisons, probablement, financières.

Toutes ces constructions coûtent cher au trésor royal. La richesse du port d’Aigues-Mortes, devenu un grand centre d’exportation des draps teints de Montpellier, reçoit épices, soieries, et produits de luxe en provenance d’Orient. Il est l’un des principaux relais commerciaux de la république de Gènes et sa richesse est mise à contribution pour fournir les ressources nécessaires à l’achèvement des travaux. Cette participation financière consiste en une taxe, le denier, (taxe de un denier sur chaque livre de marchandises qui transitent par le port d’Aigues-Mortes). L’achèvement des travaux de l’enceinte intervient dans la dernière décennie du XIIIème ou au début du XIVème. Élément de la défense côtière du royaume la place ne cesse d’être régulièrement entretenue.

La ville se constitue entre 1246 et 1272, soit 26 ans d’avance sur l’enceinte. Il y a donc un rapport entre la ville, préexistante, et la composition du plan de l’enceinte. La position des portes est déterminée par un tracé de voirie déjà fixé. Les portes sont irrégulièrement espacées. Les tracés résultent donc d’un évident développement urbain qui contraint les ingénieurs royaux, constructeurs, à une irrégularité de fait. L’aménagement de l’étang de Psalmodi, comme second port, ou bassin de mouillage, dirige spontanément vers le rivage les premières artères de la ville naissante.

A 3 km au nord de la cité, entre d’anciens marais, est établie une tour barrant l’unique voie d’accès terrestre, cette même route dont les habitants de la ville demandent la prolongation. C’est un ouvrage avancé dont la destination défensive est attestée par un texte de 1346 qui précise les fonctions de la tour.

« ...Le seigneur, notre roi, est dans l’usage de tenir une garnison composée d’un châtelain et de gardes salariés, et pourvue d’approvisionnements de vivres...car cette forteresse est la clef du royaume dans cette contrée... ».

Sa situation constitue pour Aigues-Mortes une défense efficace. Elle prend le nom de « Tour Carbonnière » du pont Carbonnière qui enjambe le cours du Vistre, (détourné en 1778), coupant la chaussée, et qui coule aux abords immédiats du Nord de la Tour.

A la mort de Louis IX, les fondations des remparts ne sont encore qu’en partie tracées.
Son fils Philippe le Hardi fait reprendre les travaux en 1272 puis entre en guerre contre le Royaume d’Aragon.
La flotte Catalane en profite pour prendre le contrôle de l’ensemble du littoral languedocien. Interrompus durant les conflits, les travaux reprennent en 1285 par la volonté de Philippe le Bel.

Au début du XIVème siècle, l’enceinte est achevée.
Il s’agit d’un quadrilatère quasiment parfait, hérissé de tours et percé de portes. Les plans sont établis par Louis IX et son architecte Eudes de Montreuil. Celui-ci meurt en 1289 et Cominelli termine l’ouvrage.

Les fondations reposent généralement sur une plate-forme de bois prenant appui sur des pieux de chêne enfoncés jusqu’au sol dur. Amenée par bateau, la pierre calcaire provient des carrières de Beaucaire et des Baux.

Les remparts se déroulent sur 1634 m.
- Le front Ouest relie la Tour de Constance à la Tour des Bourguignons, témoin d’événements les plus sanglants. En effet, Aigues-Mortes, n’est pas épargnée par la guerre de Cent Ans.
- Le long du front Sud, s’amarrent les galères, donnant les noms de Porte de la Marine, de l’Arsenal, des Galions de l’Organeau.
- Le Côté Est, est encadré par la Tour de la Poudrière et celle de Villeneuve. Il est percé de deux portes, celle de la Reine appelée ainsi depuis l’entrée d’Anne d’Autriche accompagnant Louis XIII en 1622 et la porte des Cordeliers, à proximité du Couvent des Cordeliers fondé par Louis IX en récompense de l’accueil chaleureux des habitants.

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